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humahuaca

Le nord de l’Argentine, un avant goût de Bolivie

 

Nous quittons les montagnes de Tilquiza quasiment de notre plein grès… On ne va pas se plaindre, nous avons passez deux semaines de wwoofing presque parfaites à travailler dans un cadre paradisiaque avec une flopée de volontaires si attachante que nous en recroiserons certains à la suite de notre périple en Bolivie.

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aldea Luna wwoofingAldea Luna huerta

Pourtant notre départ avait un léger goût amer. Sur le chemin du retour nous ne pouvions pas nous empêcher de développer une haine croissante contre tous ceux que je regroupe dans la catégorie hippies/nouveaux-fermiers qui pensent changer le monde en oubliant certains fondamentaux de savoir-vivre.

Après avoir osé demander de rester trois semaines au lieu de quatre initialement prévues, nous nous sommes fait virer par la propriétaire des lieux, ou plutôt, nous avons été fortement invité à partir sur le champs. Nous faisons donc nos affaires comme des enfants qui auraient fait une grosse bêtise et rassurons la propriétaire qui s’inquiétait de passer pour une « sorcière » devant l’assemblée de volontaires. « Mais non, tu as été parfaite, ne change rien! ». Elle finit par m’expliquer que je n’avais pas la vibration pour le lieu depuis le début, et que ceci explique cela. Ca ose tout les hippies…
De retour à la ville, nous fonçons directement sur le premier resto à barbaque pour nous remettre de deux semaines d’abstinence carnivore. Nous avalons sans scrupule la viande lentement grillée et buvons à notre liberté retrouvée.

Plusieurs argentins nous ont parlé du carnaval de Tilcara pour passer la « meilleure fête d’argentine ». Ca tombe bien nous sommes en février, allons voir ce qu’il en est.

En plus, Tilcara est située près de la quebrada Humahuaca où les montagnes sont naturellement peintes. Une d’entre elle est connue sous le nom de la « montagne aux sept couleurs » dans un village voisin mais on peut observer une large palette de couleurs depuis Tilcara et toute la région.

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quebrada humahuacatilcara cerro colorado

Le carnaval à Tilcara ne nous a pas vraiment impressionné, il consistait en un petit rassemblement de jeunes qui dansaient autours d’une sono en se battant à coup de bombe à neige artificielle. Rien de vraiment folklorique, nous avons vu quelques déguisements traditionnels mais majoritairement des touristes argentins. Sans doute sommes nous arrivés un peu tard dans le mois.

Nous continuons la route en direction de la Bolivie et nous nous arrêtons quelque temps dans le village d’Humahuaca. Avec ces ruelles pavées et ses maisons aux murs blancs, le village est entouré de montagnes polychromes. C’est beau et agréable de s’y promener au rythme lent de ses habitants habitués au manque d’oxygène. Ici, plus de supermarché mais un marché central et les femmes sont habillées en tenue traditionnelle, nous avons le sentiment d’être déjà en Bolivie avant même de la connaître.

Le soir les rues s’animent pour un carnaval qui dure quasiment tous le mois de février.

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.carnaval humahuaca

Nous sommes impatients d’arriver en Bolivie, mais nous décidons de faire un détour dans le village d’Iruya qui nous intrigue. On nous dit que c’est un petit village perché à 2 800 m d’altitude caché derrière les montagnes. En arrivant, le décor est majestueux et le village s’intègre parfaitement au paysage.

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IruyaIruya calle

Nous essayons tant bien que mal de faire le tour du village, puis nous nous résignons à rester sur la place du marché pour ne rien faire d’autre que rien faire et profiter du spectacle de la place animée par les vendeurs ambulants et les jeux des enfants. Ces enfants peu farouches qui ont tout de suite adoptés Maylis (ou l’inverse).

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iruya balançoireIruya amigas

Assis sur notre banc public, c’était surement la meilleure façon de visiter le village.

Le soir nous arrivons à la frontière (la Quiaca) que nous traverserons le lendemain. De bonne humeur après cette journée à Iruya et impatients de découvrir un nouveau pays, nous partons guillerets le matin de bonne heure. L’euphorie s’arrête net quand nous nous apercevons qu’il nous manque la GoPro. Après une heure de gesticulation à vider nos sacs et à ranger nos souvenirs, nous arrivons à la même conclusion; nous nous sommes fait voler la GoPro dans la soute du bus pour la Quiaca… Ca nous apprendra à prendre le bus!

C’est ce moment précis que choisit une infortunée bolivienne pour nous demander de façon insistante un peso ou deux. J’ai du être un brin désagréable à en juger les grand yeux qu’elle me fait sous ses couettes et son chapeau melon. Elle finit par partir en me traitant de mauvaise personne et en vociférant des incantations pour ma mort prochaine. Ce fut notre première rencontre avec une bolivienne.

 

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    3 Comments

  1. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

  2. Comme toujours un article qui vaut le détour. Merci ne serait-ce que d’avoir écris ces quelques mots. Au plaisir de lire le prochain article ^^. Jérémy de http://www.seo-rennes.org/

  3. Merci pour ce partage, c’est pas mal du tout. Je m’occupe de la partie actu pour la ville de la Rochelle et je ne vais pas hésiter à relayer votre article. Cordialement.

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