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15 jours sur la ruta 40 (2/2)

15 jours sur la ruta 40 (2/2)

By on Avr 7, 2015 in Carnet de voyage, Le voyage, Uncategorized |

Pour lire la première partie de l’article rendez-vous ici. Nous partons donc comme des princes, direction Patquia. De là, un mâcheur de coca nous amène à Chilecito. Sans doute étions-nous fatigués ce soir là mais l’homme nous paru peu aimable, et s’il n’avait pas eu sa femme et sa petite fille à côté, il aurait pu être angoissant. Outre le fait qu’il était difficile de déchiffrer tous les mots qu’il essayait d’articuler par sa bouche encombrée, il faisait des blagues douteuses et ne rigolait pas aux miennes. Le mélange a créé une ambiance inconfortable qui nous amena à nous poser cette question: Peut-on détester un homme qui vous rend service ? Arrivés à l’entrée de Chilecito, l’homme nous dépose en pleine nuit en nous disant que d’aller tout droit pour arriver au centre ville. Nous avons marché tout droit certes, mais pendant une heure avant d’arriver dans la ville et atteindre un hôtel. Ce soir là, et au moins pendant une heure, nous avions une réponse à notre question… Le lendemain nous attend notre plus longue journée de stop, nous passerons par 6 véhicules différents. Le soleil tapait tellement que les quelques personnes que nous croisions nous donnaient de l’eau en nous souhaitant « courage ». Trois heures plus loin (15km) une gentille famille à qui nous demandions un peu d’eau, nous a offert des fruits frais du jardin et de la glace du congélo. Les gens sont formidables! Ou parfois maladroit. Parmi les conducteurs, un homme nous traite de hippies sans faire exprès (la nouvelle insulte pour nous depuis El Bolson et Mendoza .) « Vous cherchez un hostel? mais vous les hippies, vous dormez dans des campings non? »  Non, non on est comme tout le monde, on aime bien le confort et les douches propres de temps en temps, surtout quand c’est pas cher. Et toi mon copain, tu aimes les barbecues non? Bref grosse journée, on a fini à l’air libre, sur des chaises de jardin. Nous repartons le lendemain pour Cafayate et nous recevons un nouveau cadeau dès le matin, mais cette fois venu du ciel. Au commencement, une scène tragique: un camion est renversé sur le côté, la police a bloqué la route. Intrigués par le spectacle, et par le large sourire qu’affiche notre ami conducteur, nous commençons à...

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15 jours sur la ruta 40 (1/2)

15 jours sur la ruta 40 (1/2)

By on Avr 2, 2015 in Carnet de voyage, Uncategorized | 0 comments

  15 jours sur la ruta 40 . En Partant de notre wwoofing à Tunuyan (Mendoza), nous avons 15 jours pour traverser une bonne partie de l’Argentine jusqu’à Jujuy, à la frontière de la Bolivie. Fidèle à nous même, nous partons la fleur au fusil, complètement inconscients des 1530 km de stop qui nous attendent, ni même de la nature des paysages que nous allons traverser. Une chose est sûre, nous passerons par Salta dite « la linda » (la belle) dont tous les argentins nous assurent de ses charmes depuis le sud de la Patagonie. Adieu donc Tunuyan, tu nous manqueras (un peu…) Déterminés à avaler les kilomètres, nous décidons de partir aux aurores quand l’air est encore respirable. Le temps de dire au revoir à notre ami volontaire Thomas, et adieu à notre hôte qui en profite pour nous faire une dernière leçon de morale sur la consommation d’alcool au sein de la communauté, qui entraînerait un « véritable bouleversement des flux d’énergies positives qui circulent à Madre Tierra ». D’accord, c’est noté… au revoir madame, un câlin, et bonne continuation! Nous partons finalement à 11h en plein cagnard mais sans trop attendre. Nous avons de la chance et rencontrons Sergio, qui nous amène directement à San Juan dans sa discomobile; petit bijou tunning à la sono qui crache du reggeaton. Petit extrait pour les mélomanes : Nous arrivons à San Juan pour le déjeuner et continuons la route à l’arrière d’un pick up avec qui nous croyons faire quelques kilomètres mais qui nous amène bien plus loin que nos espérances, dans la petite ville de Jachal, à la tombée de la nuit. La ville est mignonnette et surement peu fréquentée par les touristes, à en juger par l’accueil stressé mais charmant que nous recevons à l’office du tourisme en cherchant un logement. Malgré les efforts des hôtesses nous ne resterons qu’une nuit dans la ville et nous dirigeons le lendemain vers la « Valle de la Luna » située dans la région. Nous partons sans conviction à la découverte de cette Valle dont nous n’avons pas d’information excepté que c’est un désert encore plus ancien que son célèbre voisin, le parc Talampaya, dont nous apprenons en même temps l’existence. Après un départ laborieux sur la...

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Sur la route d’El Bolson

Sur la route d’El Bolson

By on Déc 30, 2014 in Uncategorized | 0 comments

Sur la route d’El Bolson   Le wwoofing c’est bien, et en plus c’est beau. Nous pourrions déjà prétendre avoir roulé notre bosse niveau wwoofing, pourtant nous ne sommes pas prêt d’en rester là tant chaque expérience nous réserve son lot de surprises. Cela dit nous avons encore du chemin à faire, mais si nous faisons le bilan de ces quatre wwoofings, ils étaient tous plantés dans des décors de rêve. Si vous suivez bien vous en avez déjà vu deux, je vous laisse imaginer la suite! Entre deux wwoofings, nous nous laissons une semaine pour aller d’un point à un autre en stop. Cette fois ci, nous partons sous la pluie de Coyhaique pour aller à El Boslon en Argentine. Tout roule plutôt bien, nous profitons de la pluie pour attendrir les conducteurs. En 3-4 jours nous avons testé à peu près tous les moyens de transport; Camion transporteur d’or Le coffre d’une voiture/campingcar (aménagé pour y dormir mais pas vraiment pour les autostopeurs) L’arrière d’un campingcar dans le parc Queulat Un bus d’ouvrier à Puyuhuapi L’arrière d’un camion jusqu’à la frontière (élu transport de l’année par un panel de deux utilisateurs) Et tant d’autres (merci à eux!) Je reviens sur Puyuhuapi où nous avons passé une nuit. Nous avons donc été pris en stop par ce bus d’ouvriers, ambiance testostérone et grosse fatigue pendant le trajet jusqu’au petit village au milieu de rien où nous passerons une nuit. Très bonne surprise, le village endormi au bord du lac nous prédit une nuit calme et réparatrice. Les journées de stop s’enchainent, mais la plus belle fût la dernière pour passer la frontière argentine, dans le transport ultime de l’auto-stoppeur, à savoir la remorque du camion. Confortable, spacieux, abrité du vent, et surtout doté d’une vue panoramique à 360°. Nous avons traversé la cordillère de la meilleure façon à travers les paysages grandioses et les villages chiliens isolés dans la montagne. Nous arrivons en Argentine avec trois jours d’avance. Gonflés par notre performance, nous décidons d’aller voir les baleines en stop sur la côte atlantique du pays. Gros échec, je me rends compte que j’ai oublié ma carte bancaire au Chili. On se ravisera au quart du chemin pour revenir en express à El Bolson pour notre 3ème wwoofing. El...

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Hola Chile!

Hola Chile!

By on Déc 3, 2014 in Le voyage, Uncategorized | 0 comments

Hola Chile!   Nous quittons le camps du Gaucho Carlos pour revenir une nuit à El Calafate. Pas que cette ville nous manque mais pour des raisons plus pratiques de logistique, afin de s’expédier vers le nord à destination de notre prochain wwoofing au Chili. Nous n’y avions passé que trois jours, mais le retour à El Calafate nous donne la sensation agréable de retourner dans un endroit familier. Le glacier Perito Moreno, le Lago Argentino…  Les paysages s’enchaînent et les images défilent dans nos têtes.   Stop ou pas Stop ? Après une courte hésitation sur la façon d’atteindre le nord de la région de Santa Cruz, nous choisissons lâchement mais sûrement le bus de nuit qui nous dépose directement à Los Antiguos au petit matin. Déposé, le mot est d’ailleurs un peu faible pour  décrire la façon dont le bus nous a maltraité toute la nuit sur les nids de poules que constellent l’essentiel de la route. La nuit sera vite oubliée contrairement aux premières heures du trajet où El Calafate nous offre un dernier spectacle en guise d’adieu. Un coucher de soleil sur le lac et les montagnes qui ne semblait jamais vouloir laisser place à la nuit. L’occasion pour nous deux de sortir les appareils pour vous faire admirer le tableau. Au « réveil » à Los Antiguos, nous sommes fatigués mais plutôt contents du changement de décor. La végétation est plus verte et les villes sont fleuries. Nous voyons pour la première fois depuis Ushuaia des jardins qui ressemblent à des jardins et des arbres fruitiers qui fleurissent comme au mois de mai; ils ont même un printemps! La région autours du lac Buenos Aires bénéficie d’un micro climat qui permet d’y faire pousser à peu près tous les fruit et légumes. L’endroit y est tellement paisible que les indiens y venaient pour finir leurs vieux jours et y être enterrés.  Aujourd’hui il n’y à plus d’indien mais des propriétaires sympathiques, comme Padillo qui nous invite à visiter son exploitation et à boire le maté.   Le lendemain nous commençons le stop depuis Los Antiguos jusqu’à Coyhaique au Chili où nous attend notre 2ème wwoofing. Los Antiguos n’est qu’à 5km de la frontière mais personne ne...

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Nous irons dormir à Atlanta

Nous irons dormir à Atlanta

By on Oct 23, 2014 in Carnet de voyage, Le voyage, Uncategorized | 3 comments

Nous irons dormir à Atlanta   08h20, c’est l’heure de notre arrivée à Buenos Aires. Notre pote Julien vient nous chercher à l’aéroport pour nous amener à l’appart dans le quartier de Palermo. On pose nos affaires, on prend une douche et nous voila parti à la découverte de la capitale argentine. Il est 08h20, on se lève réveillés par le décollage des avions et le flux continu des voitures, dans l’hôtel « Quality » à coté de l’aéroport, face à l’autoroute. Nous sommes restés à Atlanta… En voyage, il y a les galères des villes et les galères des champs. L’aventure dans les fermes n’ayant pas commencée, voici notre 1ère galère dans la ville d’Atlanta. Le premier signe d’inquiétude apparaît à Paris, quand l’hôtesse nous demande si nous avons notre autorisation de voyage, appelée « l’ESTA », pour se rendre sur le sol Américain. Heureusement, elle nous rassure vite :  » Ca va aller, vous direz simplement que vous êtes en transit. » Pour ceux qui ne le savent pas, l’ESTA est le formulaire que les américains ont mis au point pour éviter que les terroristes, les narcos trafiquants et autres mangeurs d’enfants ne débarquent sur leur sol. Tout le monde le sait, il faut répondre « non » à chaque question, payer 20 USD et welcome to America ! Arrivés à la douane d’Atlanta, la question est posée : – « Do you have ESTA ? – Heu.. we are in transit !? » Mauvaise réponse, on passe d’agents de douane en agents de douane pour finir enfermés comme des clandestins mexicains entre quatre murs. 2h après, nous entendons nos noms au micro, la porte automatique s’ouvre. Nous faisons la rencontre de Williams, notre douaniers en chef chargé de notre dossier. C’est le sosie parfait d’un des deux flics de Superbad (à gauche ci dessous). Notre avion décolle dans une heure et Williams n’a pas l’intention de se dépêcher. Fairplay, il nous prévient quand même : « il est possible que vous loupiez votre vol ! ». S’en suivent des allers retours croisés avec Maylis entre la salle d’attente et le comptoir de douane, entre détresse, espoir puis désespoir. Williams à décidé que ça prendrait du temps, nous finissons par nous rendre à l’évidence, notre avion va partir sans nous et nous...

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