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 Stop Ruta 40

15 jours sur la ruta 40

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En Partant de notre wwoofing à Tunuyan (Mendoza), nous avons 15 jours pour traverser une bonne partie de l’Argentine jusqu’à Jujuy, à la frontière de la Bolivie.

Fidèle à nous même, nous partons la fleur au fusil, complètement inconscients des 1530 km de stop qui nous attendent, ni même de la nature des paysages que nous allons traverser. Une chose est sûre, nous passerons par Salta dite « la linda » (la belle) dont tous les argentins nous assurent de ses charmes depuis le sud de la Patagonie.

Adieu donc Tunuyan, tu nous manqueras (un peu…)

Déterminés à avaler les kilomètres, nous décidons de partir aux aurores quand l’air est encore respirable. Le temps de dire au revoir à notre ami volontaire Thomas, et adieu à notre hôte qui en profite pour nous faire une dernière leçon de morale sur la consommation d’alcool au sein de la communauté, qui entraînerait un « véritable bouleversement des flux d’énergies positives qui circulent à Madre Tierra ».

D’accord, c’est noté… au revoir madame, un câlin, et bonne continuation!

Nous partons finalement à 11h en plein cagnard mais sans trop attendre. Nous avons de la chance et rencontrons Sergio, qui nous amène directement à San Juan dans sa discomobile; petit bijou tunning à la sono qui crache du reggeaton.

Petit extrait pour les mélomanes :

Nous arrivons à San Juan pour le déjeuner et continuons la route à l’arrière d’un pick up avec qui nous croyons faire quelques kilomètres mais qui nous amène bien plus loin que nos espérances, dans la petite ville de Jachal, à la tombée de la nuit. La ville est mignonnette et surement peu fréquentée par les touristes, à en juger par l’accueil stressé mais charmant que nous recevons à l’office du tourisme en cherchant un logement. Malgré les efforts des hôtesses nous ne resterons qu’une nuit dans la ville et nous dirigeons le lendemain vers la « Valle de la Luna » située dans la région.

Nous partons sans conviction à la découverte de cette Valle dont nous n’avons pas d’information excepté que c’est un désert encore plus ancien que son célèbre voisin, le parc Talampaya, dont nous apprenons en même temps l’existence. Après un départ laborieux sur la mauvaise route, une âme généreuse nous remet sur les rails pour atteindre le parc du triassique. Elle nous abandonnera ensuite sur la route en plein désert, en plein soleil, à 45°… à mi-chemin de l’objectif. La seule ombre était celle d’un arbre situé de l’autre coté de la route. Ce fut notre seul salut pour ne pas finir grillés comme un cordero un soir de noël. D’autant que nous dûmes attendre 4h et que l’eau venait à manquer lorsque une joyeuse famille décide enfin de nous faire monter dans son coffre direction Valle de la Luna!

Nous arrivons le soir où nous attend un beau coucher de soleil sur les falaises rouges vives à l’horizon.

valle luna2

valle luna

Nous suivons le Soleil, et nous couchons aussi.
Nous passerons une nuit horrible sur les graviers qui servaient d’emplacement pour notre tente. Mais le plus terrible fut le vent, le bruit et le froid qui finissent de nous convaincre qu’avoir acheté une tente à 15 euros au Chili était une mauvaise idée. La pauvre tente n’a pas tenu, ce sera notre dernière nuit avec elle.

Au « réveil », dépités, nous fuyons sans visiter le parc. Plus envie de chercher une voiture pour faire le tour avec eux. Pas envie non plus de payer l’entrée et pas envie d’offrir à ce maudit parc l’honneur de notre visite.
Nous partons comme des voleurs, direction Talampaya…

LAMA-valleluna

Absolument pas réveillés mais étonnement joyeux nous continuons le stop dans la bruine. Le temps d’apercevoir quelques Guanacos qui gambadent dans la fraîcheur du matin, et nous sommes pris en stop jusqu’à la route de Talampaya. Une autre voiture nous déposera devant le parc à l’heure du déjeuner.

A l’intérieur, surprise, c’est un véritable parc d’attraction, tout confort, restaurant classe, toilettes propres, écrans plats et plusieurs vendeurs à notre service pour nous vendre les différents tours. On se laisse prendre au jeu et nous choisissons le tour de 3h dans le bus au toit ouvrant avec formule cacahuètes/vin blanc pour la pause. Nous faisons les riches et ça fait plaisir de se faire guider sans stress.

D’autant que nous n’avons pas regretté.

Talampaya bus

Talempaya route

talampaya chapelle

Il y avait même des pétroglyphes mystérieux #NousNeSommesPasSeul

petroglyphe talampaya

L’avantage des visites de groupes, c’est que ça facilite le stop à la sortie du parc. Sans lever le gros doigt, une voiture s’arrête pour nous déposer. Malheureusement, elle partait dans la direction opposée. Le conducteur était plus triste que nous, on a presque hésité à monter quand même avec lui! Deux minutes plus tard un couple qui faisait aussi parti du groupe nous amène jusqu’à Villa Union où nous pourrons nous reposer avant de continuer la route. Nous trouverons un hôtel pas cher avec piscine et tout. Du coup, nous resterons deux nuits dans ce village paisible.

villa union sunset

Villa union piscine

Il y a des matins où tout commence bien. Parfaitement reposés, nous repartons dans les meilleures conditions.
Puis avec un peu de retard, après s’être aperçus que nous n’avions pas rendu la clé de l’hôtel. Ensuite, avec encore plus de retard et énervés, nous faisons les courses dans le supermarché le plus lent du monde avec une file d’attente pour chaque catégorie de produits : une pour le pain, pour les légumes, la charcuterie et une pour payer. Soit une heure pour se constituer un sandwich! Finalement en pleine crise, énervés pour une histoire dont j’ai oublié le début, nous demandons notre chemin. Dernière bonne nouvelle, la route est fermée et nous sommes obligés de retourner sur nos pas, ce qui veut dire 300km de plus pour rejoindre Chilecito!

De nouveau réunis, nous continuons le stop jusqu’à Talampaya d’où nous rencontrons Francisco et Augustina, un jeune couple d’argentins qui s’arrête pour nous. Chemin faisant, maté buvant, nous apprenons que le couple allait à… Valle de la Luna. Il nous propose même de faire le tour avec eux et de nous déposer ensuite un peu plus loin sur notre route. C’était pas vraiment prévu dans notre programme bien ficelé mais nous acceptons quand même. Nous revoilà à Valle de la Luna, Francisco nous négocie un tarif argentin et nous partons pour la visite au milieu des paysages lunaires et toujours cette falaise rouge vives qui tranche.

boule valle de la luna

champignon valle luna

Valle de la luna

Fin de la visite. Nous partons comme des princes, direction Patquia.

Pour lire la deuxième partie, cliquez ici !!

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